Kirigami et pop-up, tentative de définition…

Le kirigami (kiru = couper et kami = papier) est un art du papier venu du Japon. Il est le cousin du chirigi-e (= papier déchiré), de l’origami (=papier plié), du hariko (= papier mâché), du suminagashi (= papier marbré), du mizuhiki (= papier torsadé)…

Le terme pop-up renvoie au « livre animé » ou « livre à systèmes ». Le lecteur-utilisateur interagit par l’ouverture de l’ouvrage ou la manipulation de tirettes, créant ainsi un mouvement et une transformation de son contenu.
Jusqu’au XVIIIe siècle, les livres animés ont une vocation religieuse ou scientifique, ils sont sérieux et pour les adultes. En 1765, Robert Sayer, éditeur de Londres, publie le premier livre animé pour les enfants, « Arlequinades », utilisant le principe de la métamorphose. Depuis, le livre animé est un objet ludique, les systèmes deviennent de plus en plus sophistiqués et complexes. Le livre pop-up devient « tout public » pour la joie des petits comme des grands !

Pour en savoir plus sur l’histoire des livres pop-up, le site livresanimes.com la raconte bien !

… et techniquement…

Avec le kirigami, comme le dit Lavoisier « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme », par la combinaison de traits de coupes et de traits de plis, un mouvement et des volumes apparaissent lorsqu’on ouvre la carte à 90°. Il n’y a aucun élément rajouté.

A l’inverse, le pop-up fonctionne par l’ajout d’éléments de papier sur la carte. Le mouvement et les volumes se créent lorsque l’on ouvre la carte à 180°. La combinaison de différentes formes simples permet la création de figures très complexes pour un effet de déploiement et de surgissement décuplé.

Quelques exemples…

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